Descriptions des ateliers

Première journée - Le 27 septembre 2017

 

Aller au-delà des étiquettes

Les étiquettes nous limitent ou nous définissent? Ce débat d’experts nous forcera à nous demander ce que serait l’avenir si nous allions au-delà des étiquettes. Les étiquettes peuvent nous définir et nous donner un sentiment d’appartenance à un groupe. Souvent, nous les utilisons pour affirmer notre identité. Pourtant, de plus en plus de gens les rejettent et pensent qu’il est peut-être temps de porter attention à ce qui nous unit plutôt qu’à ce qui nous divise.

Exercice des couvertures de KAIROS

KAIROS est un organisme en faveur de la vérité, de la guérison et de la réconciliation, et ultimement de la justice pour les peuples autochtones au Canada. L’exercice des couvertures est l’un de ses outils d’enseignement les plus populaires. 

L’exercice des couvertures proposé par KAIROS est un outil d’enseignement qui fait vivre aux participantes et aux participantes les relations passées et contemporaines entre les peuples autochtones et non autochtones au Canada. 

Cet exercice a reçu d’excellentes critiques en tant qu’outil permettant de favoriser la sensibilisation interculturelle et de faire comprendre les relations complexes entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada. Vous trouverez des renseignements détaillés, y compris une vidéo et des témoignages. (en anglais seulement).

Condition sociale et les communautés isolées

Les défis relatifs aux droits de la personne qui affectent les communautés éloignées font partie des enjeux actuels les plus pressants au Canada. Ce panel examinera d’abord les formes d’inégalités sociales et économiques  et les populations vulnérables qui en sont les plus affectées. Ensuite, les participants discuteront des façons d’améliorer ces conditions et s’engageront à collaborer pour atteindre des résultats concrets.

Au-delà des mesures d’adaptation

Quand une personne ayant une déficience est aussi caractérisée par une ou plusieurs autres facettes identitaires croisées comme le fait d’être une femme, un membre de la communauté LGBTQ ou un Autochtone, son identité est bien entendu le résultat de cet entrecroisement. Or, elle risque par conséquent de subir plus d’une forme de discrimination. Le groupe d’experts abordera les obstacles que doivent surmonter les personnes ayant une déficience et la nécessité de transcender les concepts reconnus de l’adaptation pour exiger un cadre des droits de la personne qui tienne compte de l'intersection de plusieurs motifs de discrimination.

Mobilisation et autonomisation des jeunes – Outils et ressources

À cet atelier organisé par Equitas, les personnes présentes étudieront la possibilité d’utiliser les outils d’enseignement des droits de la personne pour mobiliser et autonomiser les jeunes afin qu’ils « se libèrent des étiquettes » et prônent le respect de la diversité dans leurs communautés. Des représentants d’organisations qui travaillent auprès de différents groupes de jeunes — Autochtones, immigrants, réfugiés, femmes, filles et LGBTQI — parleront des méthodes éprouvées et d’outils qui pourraient contribuer à rendre les communautés plus inclusives partout au Canada.

Santé mentale

Parmi les 2,4 millions de personnes ayant une déficience qui sont en âge de travailler, il y en a 795 000 qui n’ont pas d’emploi. Pourtant, ces gens voudraient travailler et ont la capacité de le faire si on leur en donne l’occasion. Les recherches démontrent que les membres de ce groupe sont aussi – si ce n’est plus – qualifiés, fiables, prudents, fidèles et hautement performants que leurs collègues qui n’ont pas de maladies mentales. Les préjugés associés à la maladie mentale représentent une couche de complexité supplémentaire pour les personnes ayant un problème de santé mentale et nuisent encore davantage aux efforts qu’elles font pour décrocher un premier emploi ou se sortir du chômage.

D’ici l’année 2031, on estime que le Canada connaîtra une importante pénurie de main-d’œuvre (jusqu’à 2 millions de travailleurs d’ici 2031) ce qui coûtera chaque année à l’économie des milliards de dollars en pertes de PIB.  Les experts invités parleront des obstacles à l’emploi auxquels se heurtent souvent les personnes ayant une maladie mentale et feront des recommandations pratiques aux employeurs qui auraient avantage à utiliser les compétences de ces gens. Le temps est venu de ne plus s’en faire avec la déficience et de simplement tabler sur les forces de l’ensemble de la population canadienne.

 

Deuxième journée - Le 28 septembre 2017

 

Droits conflictuels

Dans un pays aussi diversifié que le Canada, les droits de la personne d’un individu ou d’un groupe peuvent entrer en conflit avec ceux d’autres individus ou groupes. Les termes « droits conflictuels », « droits concurrents », « droits contradictoires », « droits opposés », « droits qui s’opposent » et « droits interférents » sont souvent employés quand on cherche à comprendre et à régler les problèmes qui opposent des individus, des organisations et des gouvernements. Ces conflits déterminent parfois la forme que prendront nos interactions avec les gens de notre entourage et les institutions qui fixent les règles des comportements permis ou interdits. Certains droits sont-ils plus importants que d’autres? Existe-t-il une hiérarchie parmi les droits de la personne? Les experts que nous avons invités à ce débat analyseront ces questions et en soumettront d’autres, en dépassant les limites des suppositions habituelles qui servent à définir la notion de droits conflictuels, peu importe le qualificatif utilisé.

Réalités LGBT : Sondage pan-canadien

Dans cette conférence, Jasmin Roy, président de La Fondation Jasmin Roy et représentant de la société civile auprès des Nations Unies, dévoile les grands constats qui sont ressortis du vaste sondage pancanadien Réalités LGBT, réalisé en 2017 par la firme de sondage CROP. Celui-ci a permis de faire le point sur certaines réalités de vie et de connaître les valeurs et les besoins des membres des communautés LGBT+ du Canada.

Un des principaux objectifs du sondage était de mettre en évidence les particularités des besoins de la jeune génération LGBT+ et de ses différents segments (par région, par orientation sexuelle, selon l’identité de genre, selon l’appartenance culturelle, etc.).

Le sondage comportait également un volet auprès d’hétérosexuels cisgenres visant à  comparer certains comportements, valeurs et habitudes de vie à ceux des membres des communautés LGBT+ et à mesurer certaines de leurs perceptions à l’égard des communautés LGBT+.

Identité et expression de genre

Dans cet atelier, nous analyserons et redéfinirons la conceptualisation de l’identité de genre, de l’expression de genre et du spectre des variantes du genre, sous un angle multidimensionnel et intersectionnel. Nous étudierons la voie à suivre pour briser le carcan des étiquettes et remettre en question les normes de genre afin de nous adapter à mesure que la société évolue.

Les familles au Canada

Au Canada, les familles sont diversifiées, complexes et en évolution constante. Il n’est donc pas surprenant qu’il existe de nombreuses conceptions de la famille, et que ces conceptions changent au fil du temps. Notre conception de la famille est aussi influencée par notre culture, notre passé, nos différentes identités. Le langage utilisé dans nos discussions sur la famille comporte des mots et des étiquettes qui peuvent améliorer ou brouiller la relation entre les membres d’une famille et leur communauté. Les experts que nous avons invités présenteront des points de vue peu communs sur ce qu’est une famille, sur l’évolution du langage utilisé pour la décrire et sur les différentes façons de définir soi-même ses relations familiales. Cette conversation abordera aussi la diversité de la famille sous l’angle des politiques publiques et des droits de la personne, avec une analyse des façons dont les familles et la société se croisent, interagissent et s’influencent.

Droits de la personne : la prochaine génération

Cet atelier interactif réunira des élèves de tout le pays pour parler des enjeux de droits de la personne qui intéressent les jeunes d’aujourd’hui. Les élèves participeront à l’atelier par l’entremise d’une conférence virtuelle. Ils pourront dire ce qu’ils pensent et prendre part au débat qu’amorceront de jeunes défenseurs des droits de la personne. Twitter permettra à des jeunes d’autres écoles ou associations d’y participer.

Les jeunes experts invités parleront des divers obstacles auxquels se heurtent de nombreux jeunes au Canada et des moyens à leur disposition pour les surmonter et devenir eux-mêmes des défenseurs des droits de la personne. Avant le Symposium, les élèves se prépareront en classe à la discussion en essayant de cerner les enjeux de droits de la personne et de réfléchir au rôle que joue un défenseur des droits de la personne.

État de la primauté du droit à l’occasion du 150e anniversaire du Canada

De nos jours, les droits fondamentaux et les droits de la personne sont au cœur du débat public et des médias. Le rôle des tribunaux est devenu de plus en plus important, puisqu’ils doivent faire appliquer les droits fondamentaux que la population canadienne juge essentiels dans une société libre et démocratique. Une question demeure : où en est la primauté du droit au Canada?

Au-delà de 2017

Au bout de deux jours de discussions sur le thème « Au-delà des étiquettes » au cours de nos séances interactives qui portaient à réfléchir, cette dernière séance plénière portera sur les questions suivantes : Quelle sera la suite? Comment pouvons-nous faire du Canada un pays totalement inclusif? Que serait vraiment un monde sans étiquettes? Comment pouvons-nous mettre fin à la haine et à l'intolérance? La séance intitulée « Au-delà de 2017 » nous donnera l’occasion de déterminer ce que nous pouvons tous faire pour rendre le Canada plus inclusif et respectueux.

 

Date de modification :